Je reviens d’Allemagne après 5 jours intenses au HANNOVER MESSE 2026. J’ai eu l’honneur de faire partie de la délégation emmenée par BPI France La French Fab à cet évènement exceptionnel où se concentre chaque année le meilleur de l’innovation industrielle mondiale.
Sans surprise, l’IA était au centre de tout. De toutes les discussions et préoccupations. Elle fascine, intrigue autant qu’elle révulse.
Les mastodontes américains ou chinois énoncent à longueur de médias des prédictions anxiogènes. Comme des prophéties quasi divines à l’accomplissement inéluctable : partout et très rapidement l’IA va remplacer l’Humain. Des centaines de métiers à disparaître. Une seule issue : s’adapter, à marche forcée. Se soumettre. Tant pis pour ceux qui n’y arriveront pas. Un mantra catastrophiste qui me rappelle les déviances réductrices infligées à la théorie de Darwin dont je parlais dans mes précédents posts (ici et ici).
Une voie IA vertueuse
Je crois fermement qu’il existe une autre voie. Une approche qui, loin de déshumaniser notre futur, permettrait de centrer sur l’Humain les innovations rendues possibles par l’IA.
Et si l’IA, au lieu d’appauvrir puis remplacer l’expertise humaine, devenait un outil pour l’améliorer ? De l’augmenter ? Un outil « à notre main » qui magnifierait la créativité humaine et son immense capacité d’innovation.
Une approche française, européenne, qui nous doterait de véritables avantages concurrentiels. Je rejoins au passage la position de Matthieu Moreau lorsqu’il parle de « transformer [notre] positionnement concurrentiel ».
L’IA au service de l’Humain
Dans de nombreux domaines, l’IA permet aujourd’hui des avancées quasi inimaginables il y a quelques années.
En biologie, par exemple : design de protéines thérapeutiques inédites (enzymes, anticorps) ; découverte de nouveaux antibiotiques comme l’halicine ; assemblage de génomes complexes ; reconstruction de communautés microbiennes ; identification de patterns dans des séquences d’ADN.
Dans le bio-numérique également. Une rencontre vertueuse entre le biologique et l’IT que je connais bien puisque le procédé développé par GENARO se situe au carrefour de ces deux disciplines. Notre équipe s’appuie chaque jour sur des outils IA. Non par paresse ou facilité (je me considère moi-même comme une biologiste moléculaire « augmenté ». Au contraire : pour penser mieux, réfléchir plus loin, explorer plus d’idées, libérer toute la créativité et le potentiel de notre R&D.
Pendant ces 5 jours à Hanovre, auprès de nombreux acteurs, décideurs et chefs d’entreprise, j’ai surtout écouté, observé et appris.
J’ai pu mieux positionner le potentiel de GENARO dans l’industrie 4.0, notamment via des applications où l’ADN deviendrait un vecteur fiable pour le transport de données et de documentations qualifiées pour sécuriser toute la chaîne de traçabilité et d’intégrité des processus industriels (la fameuse « chain of custody »).
D’autres, vus dans l’actualité récente, utilisent l’ADN pour transporter des messages chiffrés.
Mais ceci fera l’objet d’un prochain post.
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Frédéric FINAPrésident, Directeur Scientifique et Co-Fondateur




